L'auteur

D'abord une chronique romancée de la tempête Klaus "La tempête" puis un essai "La démocratie, un état des lieux : enquête locale landaise, pensée globale..." : j'applique le précepte de Jacques ELLUL au pied de la lettre : "Agir dans le local comme on le ferait dans l'universel".


            Pour couronner l'aventure humaine, culturelle et sociale du Son et lumière historique du Pays tarusate "Mémoire de la Terre", pour le pérenniser par le support de l'écrit et les moyens modernes, en tant que Président de l'Association culturelle du Pays tarusate, j'en publie le livre album "1000 ans d"histoire de la ruralité", abondamment illustré à partir de photographies prises lors des représentations qui ont lieu tous les deux ans sur le site de l'église de Sainte-Croix. L'histoire des Landes et de l'Aquitaine plus globalement, en images, retraçant les principaux événements théâtralisés de cette terre de passage et d'invasions successives, est vue à travers le regard paysan. Il est préfacé par des noms qui font autorité dans la défense du patrimoine et d'une civilisation rurale moribonde et par le Président de la Communauté de communes du Pays tarusate. L'ouvrage résonne comme un hymne à la ruralité. Les gens du pays doivent continuer à être les acteurs de leur propre histoire, à l'heure où la mise en scène d'un Son et lumière dépendra d'exigences nouvelles des collectivités territoriales, imposant aux amateurs la prise en charge par des prestataires professionnels. Des commentaires historiques complémentaires replacent les scènes dans le contexte de l'histoire frondeuse de la paysannerie landaise. Car c'est l'histoire de la composante multiséculaire de notre histoire nationale, celle du peuple paysan, qui risque d'être jeté aux oubliettes. D'où l'importance de faire renaître dans un Son et Lumière la lente prise de conscience de tout un peuple qui aspire à son émancipation, que ce soit par rapport au baron local ou au propriétaire. 

"Il faut que les générations futures ne perdent pas le fil identitaire de celles qui les ont précédées. Aujourd'hui, dans nos sociétés urbanisées et à l'heure de la mondialisation, le risque de civilisation, c'est l'oubli", dit l'auteur, Maire et Président des maires ruraux des Landes, qui ne se fait guère d'illusion sur l'avenir des communes rurales : "La mort des ces collectivités à échelle humaine est dans le collimateur des technocrates obsédés de rentabilité urbaine". Gilles Deleuze: " Résister, c'est créer ; créer, c'est résister". Il ne faut pas s'étonner, si pour Marcel Gauchet "la démocratie souffre de désaffection interne...Elle se veut sans territoire ni passé...Ce déracinement la fait vivre sur l'héritage d'une histoire qu'elle ne reconnaît plus".

Nous sommes tous des ruraux face à ce vaste mouvement de la mondialisation, c'est-à-dire de reconcentration des lieux de vie autour de ses noeuds de rentabilité économiques que sont les métropoles. Le rural est considéré de plus en plus comme archaïque, sauvage même quand il s'appuie sur ses traditions constitutives. Notre société urbanisée s'est détachée de la vieille civilisation de la terre, en condamne même les ultimes vestiges, en fait son facile repoussoir pour mieux imposer sa bonne conscience civilisatrice, son arrogance moderniste, avec l'appui d'une puissance technique croyant n'apporter que l'aisance matérielle sur fond de gouffre culturel, de perte des valeurs humanistes, bases de notre civilisation.

Un Scénovision est en préparation, un concept nouveau permettant de faire revivre un événement grâce à l'informatique, à la vidéo et au son...

Philippe Dubourg a rencontré ses lecteurs

 

 

 

La Démocratie, un état des lieux [2012]

Video de présentation

Encore et toujours la démocratie, du local au global…

«La démocratie va mal»,pronostiquent depuis une décennie tous nos penseurs émérites, comme Marcel Gauchet. Le verdict se vérifie à tous les niveaux de notre échafaudage social et politique.

Le citoyen s’en laisse trop accroire par maint pouvoir en place trop pressé de fortifier ses positions stratégiques, se laisse dépasser par une réalité mondialisée de plus en plus complexe, et baisse les bras, perdant chaque jour du terrain par rapport à la cohérence de son information et à l’acuité de sa vigilance.

Dès le niveau du local, les Maires constatent les défaillances de la conscience citoyenne, le chacun-pour-soi et l’individualisme ayant souvent pris sa place. Or c’est dans la commune que réside la force des peuples libres» (Tocqueville), le lieu de la démocratie de proximité, de l’implication concrète du citoyen, à hauteur d’homme.

Les maires ruraux réaffirment sans cesse le rôle incontournable de la commune, et ont fait le buzz lors des récents Etats Généraux de la Démocratie Territoriale, avec le soutien du Président de la République. Les Communautés des Communes doivent se cantonner à offrir des outils d’organisation sur la base de projets mutualisés, comme elles l’ont bien démontré depuis une décennie. Car la commune ne doit pas être vidée de son sens sur le dos de la crise économique. Cette dernière ne doit en aucun cas être le prétexte à la concentration des pouvoirs et à l'effacement de la légitimité communale aux yeux des citoyens. Le maire est le garant de la cohésion sociale de tous les territoires.Les affaiblir, lui et la commune, c'est renforcer plus encore la crise sociale et la défiance envers l'action publique. En tout, faisons la part des choses. La commune est le lieu historique de l’expression de la démocratie de base, creuset des autres niveaux de l’exercice démocratique : à chaque échelon son niveau de conscience…Tout l’arrière-plan historique vecteur de nos communes depuis la Révolution française, et qui devrait unir davantage les maires de communes rurales autour de cette identité historique n’a-t-il plus aucune signification pour les nouvelles générations ?

En particulier, le transfert de la compétence scolaire à l’intercommunalité ne peut être la réponse simpliste et systématique aux inquiétudes financières légitimes des maires, acteurs de l’Ecole publique. La question des moyens humains et matériels dévolus aux communes ne doit pas être occultée. Et aujourd’hui - en amont d’une réforme des rythmes scolaires qui s’annonce coûteuse pour les communes - plus que jamais. Il n’est pas acceptable que, sous prétexte de rationaliser les coûts financiers, l’on incite insidieusement à une réorganisation des compétences qui aboutirait à vider la commune de son sens.

Les maires ruraux ne veulent plus que monde rural rime avec désertification et abandon parfois même, ce que l’on appelle la ruralité quand elle n’existe déjà plus. Le rural est trop souvent considéré comme archaïque, dans un mouvement de fond qui fait que notre société urbanisée s’est détachée de la vieille civilisation de la terre et en condamne même les ultimes vestiges et traditions. Dans ce mouvement de recentralisation, de concentration urbaines, va-t-on jeter aux oubliettes deux cents ans d’histoire de la commune ? Il ne faudra pas s’étonner ensuite si cette société virtuelle qui se met en place, sans fondements anthropologiques, celle des nouvelles générations « branchées ou Y», cette démocratie de façade «souffre de désaffection interne…Elle se veut sans territoire ni passé…Ce déracinement la fait vivre sur l’héritage d’une histoire qu’elle ne reconnaît plus…»(Marcel Gauchet)

A ce propos, la crise de l’après-tempête Klaus ne doit permettre à personne d’avoir bonne conscience à bon compte. Une grande partie de la forêt landaise restera au bon vouloir de la nature. D’une manière générale l’intercommunalité souffre d’un déficit démocratique et éloigne inévitablement le citoyen de la maîtrise de son destin local si sa participation raisonnable et néanmoins active n’est pas concrètement sollicitée.

L’insuffisance de la démocratie est d’autant plus patente qu’elle est confisquée par un pouvoir en place, à la botte d’une pensée unique, à la discrétion d’un système hégémonique, tel que l’Express le désigna et le décrivit dans les Landes en 2003. Tous les témoins de l’essai représentatifs de toutes les sensibilités politiques : «La démocratie, un état des lieux…» déplorent l’insuffisance de la démocratie, en particulier l’hégémonie politique en œuvre dans ce département, comme cela doit l’être également en d‘autres lieux. Ils illustrent ainsi la définition de la démocratie donnée par Alain Touraine: «Il n’y a pas de démocratie qui ne soit pas pluraliste. La démocratie est le combat contre l’Un, contre le pouvoir absolu, contre la religion, la dictature du parti ou du prolétariat». A chaque élection l’on entend la même critique récurrente. De plus en plus nombreux sont les candidats qui osent mettre en question cette volonté hégémonique se targuant même de réaliser un « grand chelem » électoral…Car « la majorité trace un cercle formidable autour de la pensée…L’esprit se replie sur lui…» nous dit Tocqueville

Le microcosme local reproduit les insuffisances du macrocosme politique et social global où il est encore plus difficile au citoyen de trouver une cohérence. De multiples points de convergence existent entre cette enquête locale et les analyses de 34 penseurs de notre époque, qui ont tous écrit au sujet de la démocratie. Tous décrivent les tares constitutives de notre société de consommation qui a fait table rase de nombreuses valeurs en laissant s’installer une fausse démocratie, celle de l’addiction à l’objet. La démocratie est de l’ordre de l’idéal, mais doit rester notre horizon de sens afin d’éviter toutes ses insuffisances et déviances. Quelles questions pose l’essai ? L’esprit citoyen peut-il s’exercer pleinement face aux risques devenus flagrants de la mondialisation, de la médiatisation, du tout-commerce, du tout-technique, du tout-numérique, et au final de l’éclatement social et de la perte de sens ? Et donc notre société restera-t-elle à visage humain ?

Paul VIRILIO écrit: «J’aime bien le local quand il donne à voir le global et j’aime bien le global quand on peut le percevoir à partir du local. On ne doit perdre ni l’un ni l’autre, mais tenir les deux ensemble.»

Nous tous les citoyens de la base nous sommes laissés trop manipuler depuis cinquante ans pour en arriver à cette société en rupture de repères, que nous avons subie plus que voulue. Il suffit à l’essai de passer en revue le kaléidoscope de toutes les questions de société qui assaillent sans cesse le moindre citoyen ou élu, pour expliquer qu’ils ont de quoi se sentir perdus dans l’embrouillamini général qui enveloppe les esprits d’un brouillard inquiétant : son seul contre-pouvoir reste une conscience citoyenne affutée et vigilante, dans tous les niveaux de son être-au-monde, dès le local et jusqu'au global mondialisé…

L’essai tente donc de dessiner la cohérence globale de la vision du monde du citoyen de base, et de repérer les causes de la crise profonde de notre société,  ainsi que le disent même les économistes (Ph. Dessertine): «La crise gigantesque commencée en 2007 interroge l’Occident sur la pertinence de son modèle économique…»)

GUILLEBAUD (SOD 9-12-2012):«Seuls les myopes volontaires oublient de prendre la mesure du gouffre qui sépare le monde des décideurs et des commentateurs de ce que l’on appelle, avec une once de dédain, les classes populaires….Nous avons un devoir d’insolence critique, d’insoumission citoyenne…»

 

POUR SE PROCURER LE LIVRE : philippe.dubourg@wanadoo.fr  ou m’appeler : 05 58 44 18 04

 Philippe DUBOURG Maire de Carcarès-Ste-Croix 40400

PRESENT EN SA MAIRIE TOUS LES MATINS A 10 HEURES…: j’aimerais échanger avec tous ceux qui sont intéressés par le livre, ils ont des choses intéressantes à dire…

Retrouvez ce livre chez France Libris.

Depuis le 1er mars, le livre est en TELECHARGEMENT sur Amazone KINDLE

 

La Tempête [2010]

dubourg tempete landes

Je me découvris tout naturellement le chroniqueur de cette tempête Klaus qui ravagea les Landes et une partie d'autres départements du Sud-Ouest le 24 janvier 23009 et surtout de l'après-tempête. Je ne supportai pas la situation d'abandon dont sa chère forêt landaise est la victime. J'en perçus, dès le début, le caractère historique de cette catastrophe écologique, économique et humaine.

"La tempête" est une chronique romancée de cette crise de société, envisagée sur les plans historique, sociologique, politique et même philosophique. L'aspect documentaire, scrupuleusement mis en scène, n'étouffe pas l'émotion que la fiction permet de restituer, Jan et beaucoup d'autres se battent pour la sauvegarde de la forêt landaise face à un environnement difficile. Le roman passe en revue les carences de notre société démocratique, politique et médiatique pour répondre au désarroi des sylviculteurs et des communes forestières. Notre bonne conscience écologique est malheureusement bien éloignée de la réalité du drame.

J'adresse à la forêt landaise, perdue pour plus d'une génération, un hymne devenu élégie.

Préface de Jean-Louis MARTRES :                 Les Landes sont-elles en France ?

Il est vrai qu’il y a peu de temps, elles appartenaient à l’Angleterre, et la nouvelle n’est peut-être jamais parvenue à Paris ?

               Philippe Dubourg en fait l’amère constatation en dressant le bilan de la tempête Klaus. Il est sans doute le mieux à même d’en raconter l’histoire, car son ressentiment part du cœur. L’émotion et la tristesse devant la mort des pins qui ruine le paysage intérieur de chaque landais, palpite entre chaque ligne. Avec pour leitmotiv, l’incompréhension devant l’incompréhensible abandon par l’Etat : qu’avons-nous fait pour mériter cette double peine ? Où est cette solidarité qui unit, paraît-il, tous les français, et fonde l’action de l’Etat ?

               L’heure des bilans est venue. Et Philippe Dubourg s’interroge sur les causes de ce désarroi et dresse un inventaire des lâchetés individuelles aussi bien que des raisons techniques et politiques. Est-ce la faute de ces ministres désinvoltes qui se croient quittes après un bon discours ? Ou bien de ceux qui ne daignent pas faire le cadeau d’une visite, comme celui de l’écologie ? L’écologie, il est vrai, ne sert qu’au niveau du vocabulaire ; le miracle de la rédemption du capitalisme se trouve dans l’adjectif « durable », placé à côté de n’importe quelle activité, fût- elle la plus polluante. Sans doute la forêt ne doit pas être politiquement compatible. Elle offre trop de bienfaits à la collectivité, et ceci, naturellement, sans avoir besoin de l’homme pour la cultiver. A quoi bon aider les sylviculteurs qui perturbent la nature ?

Serait-ce encore une administration incompétente, incapable de prendre la mesure de l’urgence ou trop dépendante de la logique comptable du Ministère des Finances ?

               Serait-ce par hasard la mondialisation, l’impérialisme, la lutte des classes qui ont fait lever le vent, ou bien l’abandon des valeurs du monde rural et la mort des paysans ?

               L’ouvrage de Philippe Dubourg se réfère à tous ces thèmes et dessine un portrait aigu des acteurs, sans pour autant céder à la mode du rapport technocratique, qui dessèche le vivant. Il veut que ce soit un roman où s’entremêlent une intrigue amoureuse et le récit circonstancié des faits et des actions dont il fut un des promoteurs les plus courageux. S’il a tenté de faire lever les têtes, comme l’a également essayé le Syndica        t des Sylviculteurs, afin de faire reculer l’hostilité politique et le mépris administratif, il n’a rien sacrifié à l’émotion.

               Parce que ce drame est essentiellement humain avant d’être un désastre économique et social. L’homme est blessé à mort et la figure emblématique d’Abel, porteur de l’intelligence des choses et de la sagesse des traditions, démontre par son suicide l’impossibilité de survivre à cet effondrement de l’ancienne culture.

               Or seul le recours à la fluidité romanesque peut rendre compte à la fois des souffrances et des faits, de la peur intime et des réactions violentes, de la poésie du soir entre les cariatides des arbres, et de l’indifférence administrative, de l’amour et de la citoyenneté.

               Ce livre est une bouteille à la mer dont on souhaite qu’elle touche des rivages où se trouvera quelqu’un d’assez intelligent pour tenter de réparer l’injustice de notre sort.

               Il faut lire cet ouvrage, car son auteur porte un ouvrage essentiel, à la fois de tristesse et d’espoir. C’est un manifeste pour les arbres et les hommes qui les ont plantés, pour tous ceux qui sont enracinés dans ces landes mal aimées. Car sa méditation sur les vengeances de la nature est un véritable hommage à l’esprit de défi et de révolte que rien ne peut abattre et qui saura toujours trouver dans la terre, les germes d’une nouvelle culture, adaptée au XXI ème siècle.

               Il faut le lire, sinon la mémoire perdue de la tempête empêchera d’écrire l’Histoire, afin de rappeler aux générations futures que l’Etat n’a rien compris à la forêt et a privé la France d’une ressource qui portait dans ses traditions tous les espoirs d’une véritable modernité.

                         Jean-Louis MARTRES Professeur émérite à l’Université Montesquieu Bordeaux IV

                                        Président du Syndicat des Sylviculteurs jusqu’ en juin 2010

 

"1000 ans d'histoire de la ruralité" : livre album ( plus de 70 photos prises lors du Son et Lumière du Pays tarusate "Mémoire de la Terre"; préfaces des historiens landais...) : l'histoire des Landes, une terre de passage, derrière laquelle on peut reconnaître les principaux événements de l'histoire de France ; mais sa particularité est de théâtraliser cette histoire avec le point de vue du peuple paysan. Dès lors la longue phrase paysanne devient l'épopée de tous les peuples cherchant à s'émanciper de leurs dures conditions d'existence...De nombreuses réflexions sur l'évolution du monde en découlent... 

Le livre album déroule l'histoire du monde rural, depuis l'an mil jusqu'à la révolte des métayers qui,fut très significative dans les Landes. Le statut du fermage et du métayage ne fut voté qu'en 1946 par les députés, au terme de près d'un demi-siècle de luttes... 
A partir de 70 photos du Son et Lumière "Mémoire de la terre" qui a pour théâtre, depuis plus de dix ans, la communauté de communes du Pays tarusate, au coeur de ce département, le livre présente en fait l''histoire de la ruralité française, car sur cette terre de passage l'histoire locale tisse des liens surprenants avec les grands événements de l'histoire de notre pays. La geste paysanne enchaîne ses scènes théâtralisées au pied de l'église de Sainte-Croix, restaurée patiemment sur une période de quinze ans. Elle était l'église de la baronnie qui exploitait le droit de péage sur la Midouze en contrebas. On ne peut qu'évoquer le château, sur la motte féodale, car il brûla en 1794 pour une raison indéterminée. Une église, une baronnie, des paysans qui ahanent tout autour pour survivre, tout un chacun peut se retrouver dans cette saga paysanne haute en couleurs et qui fait croître une forte émotion tout au long des deux heures du spectacle.... 
Le livre témoigne également de l'authenticité d'une aventure culturelle, historique, profondément humaine, qui met toujours en synergie plus de 300 acteurs/figurants/bricoleurs/couturières/cuisinières de toute une Communauté de communes : "Mémoire de la terre" en devient l'expression la plus représentative. 
La Communauté des Communes du Pays Tarusate présidée par JOËL GOYHENEIX a toujours courageusement donné toutes ses chances à une création collective émanant de ses forces vives. « Elle permet à tous de se replonger dans un passé commun : les paysans de nos villages ont tous connu peu ou prou les mêmes misères (souvent), les mêmes joies (parfois), et les mêmes tyrans ! A une époque où la recherche d’identité devient semble-t-il de plus en plus importante pour chacun, il n’est pas inutile de retrouver ses racines. Elle permet à chacun de vivre une aventure culturelle dans ce qu’elle a de plus profond d’enracinement populaire allié à l’exigence artistique. La Culture se vit au quotidien dans la France profonde » 
« Mémoire de la Terre » est le symbole de ce combat qui consiste à faire vivre le monde rural en sauvegardant le lien des générations avec des modes de vie façonnés par l’histoire. Faire émerger l’histoire des paysans à travers leur travail et leurs souffrances, leurs joies aussi, et par contraste avec l’histoire des maîtres, les barons…on rejoint par là l’histoire générale des Landes…et même la « grande histoire ». Cette mise en perspective revêt la signification profonde de toute aventure de l’esprit humain » (Philippe DUBOURG, Président de l’Association Culturelle du Pays Tarusate) 
« Nous sommes des bâtisseurs d’avenir », comme le disaient les métayers et gemmeurs qui se révoltèrent dans la première moitié du vingtième siècle contre les conditions de partage des biens de la terre. Le spectacle aboutit naturellement à ce combat pour l’émancipation du peuple. 
Le fil directeur du Son et Lumière, la lente prise de conscience du peuple paysan, se devine depuis le temps où les villages se créèrent autour de l'église et du château. Tous les peuples ont accompli leur parcours initiatique pour conquérir leur dignité. Ce thème couronne la lente remontée des siècles. 
Ce livre-album est publié en parallèle de la création d’un Scénovision ou Scénavision, un nouveau concept de présentation médiatique, association de l’informatique, de la vidéo et du son, pour faire revivre à volonté l’émotion de « Mémoire de la Terre » à l’intérieur de l’église de Sainte-Croix : ainsi tout touriste curieux de notre époque postmoderne, désirant connaître un peu l’histoire des générations passées, pourra s’arrêter un instant afin de se ressourcer chez nos Anciens…