Publication de "Ainsi fait-on mourir une monde L'extinction des sociétés paysannes

Ruralité déshumanisée

 

ÉDITION Philippe Dubourg publie un essai sur la destruction de l’humanité dans les campagnes

 

Philippe Dubourg, maire de Carcarès-Sainte-Croix, président de l’Association des maires ruraux des Landes et candidat de La France Insoumise aux dernières législatives, continue de dénoncer les changements subis par la société. Après avoir regretté la réforme des rythmes scolaires et dit tout le mal qu’il pense de la loi NOTRe, l’élu parachève son diagnostic sur l’évolution de la société postmoderne à partir de son négatif, les sociétés paysannes perdues.

Dans son dernier ouvrage, «Ainsi fait-on mourir un monde, l’extinction des sociétés paysannes » (éditions Gascogne), le professeur de lettres dénonce les erreurs commises dans l’aménagement du territoire. Pour lui, « le modèle de société uniformisée actuel est le ré- sultat d’un processus devenu quasiment inconscient. C’est l’aboutissement d’une logique d’extinction de toutes les sociétés différentes de celle que l’on présente comme la modernité occidentale: comme s’il n’y avait qu’un modèle de société possible pour l’avenir ! Il est à parier que l’humanité ne récoltera qu’un triste appauvrissement anthropologique de l’éradication de toutes les différences. »

C’est pourquoi il estime que «l’expérience d’un maire rural, sensible à la richesse sociale et humaine que renferme sa commune, peut servir à montrer que la saturation de biens matériels, d’un côté, fait perdre, de l’autre, nombre de richesses humaines ou démocratiques. Car si le progrès a apporté d’indéniables bienfaits, il provoque aussi une table rase des aspects positifs des sociétés traditionnelles. »

 

Sauver la commune!

 

Poussant son diagnostic jusqu’à l’anthropologie, il reprend une étude ethnographique réalisée « par [s]es soins dans les années 1975, sur la société rurale traditionnelle d’avant 1914 en pays landais ». « Et j’ai cherché les liens qui nous relient à ce passé en me débarrassant des œillères de l’autosatisfaction moderniste. J’ai cherché des repères qui permettent de renouer avec nos valeurs en allant au-delà du tabou de l’identité rurale réactionnaire», dit-il.

L’auteur estime essentiel de sauvegarder ces « territoires à visage humain », grâce aux communautés «qui existent historiquement et anthropologiquement autour de cette collectivité de base qu’est la commune. Or, l’engrenage de la concentration et de la métropolisation est terrible pour les territoires et leurs habitants, qui se sentent exclus du grand banquet de la mondialisation matérialiste. »

Son essai est suivi d’un entretien avec le philosophe Marcel Gauchet. Un autre regard qui permet, selon lui, de sortir de « l’invulnérabilité aveugle de la bonne conscience».

 

J.- L.H.

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Saubanere Gérard

De tout cœur avec vous en tant qu'ancien chasseur à l'ortolan et au pinson , je serai heureux de pouvoir retrouver me passion en tout légalité !!!

pignon bernard

pour que continue de vivre les chasses traditionelles